Autour du 15 septembre 2026, plusieurs acteurs privés de l’aide à domicile ont intensifié leur communication sur l’accompagnement des personnes âgées vivant avec une maladie neurodégénérative, en particulier la maladie d’Alzheimer. Cette prise de parole intervient à l’approche de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, organisée chaque année le 21 septembre, et met en avant les conditions nécessaires au maintien à domicile.
Préserver les repères et le lien social
Dans un contenu publié le 15 septembre, Vitalliance rappelle que l’accompagnement ne se limite pas à l’aide aux actes essentiels. L’auxiliaire de vie contribue aussi à maintenir les habitudes, les échanges et la participation de la personne aux activités du quotidien. Une communication simple, des routines régulières et un environnement rassurant peuvent réduire les situations de stress et favoriser l’autonomie restante.
Cette approche rejoint les recommandations du portail officiel Pour les personnes âgées, qui identifie les services d’aide à domicile comme des acteurs du soutien aux repas, aux déplacements, à l’entretien du logement et aux activités sociales. L’adaptation du cadre de vie et la stabilité des intervenants sont particulièrement importantes lorsque les troubles cognitifs progressent.
Une compétence à structurer dans les SADPAD
Au quotidien, les auxiliaires de vie sont souvent parmi les premiers professionnels à observer une désorientation, un changement d’humeur ou une perte d’autonomie. Leur position au domicile leur permet de transmettre des informations utiles aux proches et aux professionnels de santé, sans se substituer à ces derniers. Cette fonction d’observation et de transmission suppose toutefois des consignes claires, des temps d’échange et une coordination organisée.
Pour les structures SADPAD, cette évolution de la demande plaide en faveur de formations ciblées sur les maladies neurodégénératives : communication adaptée, prévention des risques, stimulation des capacités, gestion des troubles du comportement et repérage des situations d’alerte. Elle implique également une articulation plus étroite avec les familles, les médecins, les infirmiers et les équipes spécialisées Alzheimer.
Ces équipes peuvent intervenir au domicile, notamment pour évaluer les capacités, proposer des stratégies de compensation et adapter l’environnement. Leur action complète celle des agences employeurs, qui doivent pouvoir organiser des interventions suffisamment régulières et qualifiées. Le maintien à domicile reste ainsi une option crédible, particulièrement aux stades légers à modérés, à condition de combiner accompagnement humain, sécurisation du logement, soutien des aidants et suivi médical.