Le gouvernement renomme les EHPAD en « Maisons France Autonomie »

Le gouvernement renomme les EHPAD en « Maisons France Autonomie »
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Résumé de l'article : Le gouvernement a annoncé le 25 avril 2026 le remplacement progressif du terme Ehpad par «Maisons France Autonomie» d'ici 2027, pour améliorer l'image des établissements et en faire des lieux attractifs à vivre et travailler. Un label sera défini d'ici septembre avec des critères incluant l'accueil temporaire (objectif 50 000 places d'ici 2030).

Une nouvelle appellation pour transformer l’image des établissements

Fin avril 2026, le gouvernement a annoncé un changement majeur dans le paysage du grand âge français : le renommage progressif des EHPAD en « Maisons France Autonomie » d’ici septembre 2027. Cette décision, portée par Camille Galliard-Minier, ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, vise à transformer l’image de ces 7 500 établissements qui accueillent des millions de personnes âgées en perte d’autonomie.

Derrière ce changement d’appellation se cache une ambition affichée : rompre avec l’image médicalisée et anxiogène associée au terme EHPAD, souvent perçu comme synonyme de dépendance subie. Le gouvernement souhaite impulser une nouvelle dynamique, en repositionnant ces structures comme des « lieux où l’on a envie de vivre et de travailler », centrés sur l’accompagnement, l’autonomie et le projet de vie de chaque résident.

Un cahier des charges pour encadrer la transformation

Le renommage ne sera pas automatique. D’ici septembre 2027, les établissements devront progressivement adopter cette nouvelle dénomination en respectant un cahier des charges élaboré par l’État. Cette transformation s’accompagnera de nouvelles exigences, notamment un cadre de vie plus humain et personnalisé, une meilleure ouverture vers l’extérieur et des possibilités d’accueil flexible ou temporaire.

Pour soutenir cette évolution, le dispositif national « Perf EHPAD » a été lancé, avec l’ambition d’accompagner près de 1 800 établissements d’ici 2027. Le contenu exact des critères sera finalisé lors d’une conférence nationale de l’autonomie prévue en septembre 2026.

Une opposition unanime du secteur

Cependant, cette annonce suscite une forte opposition des acteurs du secteur. Syndicats, Conseils départementaux et professionnels de la gériatrie accueillent l’initiative avec scepticisme, voire hostilité. Pour eux, un simple changement de nom ne suffit pas à résoudre les problèmes structurels qui touchent le secteur : pénurie de personnel, manque de transparence et insuffisance des contrôles.

Les familles et les professionnels demandent des mesures concrètes : plus de personnel, plus de transparence, et une véritable amélioration des conditions de vie des résidents. Le renommage, craignent-ils, ne serait qu’un « écran de fumée » masquant l’absence de réformes substantielles.

Maintien à domicile : une alternative à valoriser

Dans ce contexte, le maintien à domicile via les services d’auxiliaires de vie apparaît comme une alternative de plus en plus pertinente. Cette approche, centrée sur le bien-être et l’autonomie des personnes âgées dans leur environnement familier, répond précisément aux aspirations exprimées par le gouvernement avec le concept de « Maisons France Autonomie ». Les agences employeurs d’auxiliaires de vie jouent un rôle clé dans cette dynamique, en proposant des accompagnements personnalisés et flexibles.

L’horizon réglementaire de 2027 ne doit pas occulter les enjeux fondamentaux : au-delà des appellations, c’est la qualité de l’accompagnement et le respect de la dignité des personnes âgées qui constituent les vrais défis du secteur.


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